« Le 2 d’octobre » de Jean-Marie Pen

L’un des attraits majeurs de la fiction historique réside dans sa recherche de vérité et d’authenticité, dans cette démarche visant à « recréer » une époque pour le lecteur contemporain. Tout en sachant que LA vérité historique est un idéal impossible à atteindre, rester au plus proche des faits et des sources ajoute une dimension didactique à la fiction et nous permet de nous identifier à des personnages dont on imagine qu’ils ont vraiment ou auraient pu exister. C’est pourquoi les fans de fiction historique et de historical fantasy (type « Game of Thrones ») ne sont pas forcément les mêmes…

Me situant clairement dans le premier groupe, j’ai quand même tenté de sortir de ma zone de confort en lisant Le 2 d’octobre de Jean-Marie Pen. Un peu comme Outlander, il s’agit d’un récit fantastique avec des voyages à travers le temps. Rien à voir pourtant avec la saga romantique de Diana Gabaldon. Le personnage principal du roman, Antoine Remington, est un jeune informaticien qui vit dans les bords de Marne en 2008. En quête d’identité, il s’interroge sur ses origines suite à des rêves troublants qui le font voyager dans le temps chaque année le 2 octobre. Du siège d’Harfleur en 1425 à 2038 en passant par la révolution française et les deux guerres mondiales, Pen parvient à créer un réel suspense et son intrigue est assez originale. Son style sobre, évitant trop d’invraisemblances, m’a permis de surmonter mes réticences et d’entrer dans son univers.

Un très bonne surprise donc, et un roman que j’imagine très bien adapté à la télévision pour une mini-série en 8 épisodes.

J’ai aimé… J’ai moins aimé… J’aurais aimé…
  • L’écriture sobre et réaliste qui renforce la dimension fantastique du récit
  • Les descriptions assez convaincantes des scènes de voyages temporels
  • La fin, juste assez surprenante et assez prévisible pour donner satisfaction au lecteur
  • Les derniers chapitres « futuristes », même s’ils ajoutent clairement une dimension à l’intrigue
  • Des personnages féminins un peu plus forts

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