photo d'un bâtiment en briques de la brasserie Heineken à Amsterdam

Le paradoxe Freddy Heineken

Freddy Heineken est une mini-série néerlandaise (4 épisodes) sur la vie du célèbre brasseur et homme d’affaires Alfred Henry (dit « Freddy ») Heineken (1923-2002) kidnappé par des malfaiteurs en 1983 et libéré contre une rançon de plusieurs millions.

Si ce biopic se laisse regarder, le sous-titre officiel de la série « Leven in de brouwerij » (en français: la vie dans la brasserie) est pour le moins trompeur. Mise à part une courte scène dans le premier épisode qui montre le jeune Freddy faisant du porte à porte dans les bistrots aux États-Unis pour les convaincre de vendre de la Heineken, la bière est quasiment absente de la série ! L’homme d’affaires semble plutôt porté sur le whishy, le tabac et les femmes. Pas une seule scène ne montre la fabrication de la bière, son embouteillage… nous restons confinés à la salle du conseil d’administration et aux couloirs dans lesquels se joue la lutte d’influence autour du « chef ».

C’est dommage, car la série aurait pu permettre au spectateur curieux d’en apprendre un peu plus sur l’évolution du marché de la bière, au-delà de l’acquisition d’Amstel à la fin des années 1960. L’acteur principal, en incarnant cet homme d’affaires irascible, ambitieux et charmeur, est plutôt convaincant et s’impose face à une galerie de personnages réduits au statut de satellites. Le néerlandais parfait de l’actrice qui joue Lucille Cummins, la femme d’Heineken originaire du Kentucky aux États-Unis, enlève beaucoup de crédibilité à son personnage, mais on oublie vite ces petites invraisemblances. Ce qui fait de cette série un bon divertissement est avant tout la façon dont elle recrée avec succès l’ambiance des années 1950, 1960 et 1970 dans le milieu très machiste d’une entreprise familiale où règne un fort culte de la personnalité.

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