reproduction d'une peinture représentant Juana Inés de la Cruz

Juana Inés : Un destin passionnant pour une série ratée

La vie exceptionnelle de Juana Inés de la Cruz  (1651-1695) offre tous les ingrédients d’une bonne trame romanesque et se prête parfaitement à une série historique. Dans le Mexique du XVIIe siècle alors colonie espagnole, cette jeune femme créole autodidacte fascine ses contemporains par son intelligence, son érudition et la qualité de sa production littéraire (poèmes, pièces de théâtre). Son acceptation à la Cour du Vice-Roi puis sa décision d’entrer en religion pour poursuivre ses études font d’elle une femme atypique qui a pris une part active à la vie intellectuelle de son temps, suscitant à la fois admiration et controverse chez ses contemporains.

La mini-série de Netflix (2016, 7 épisodes) ne fait malheureusement pas honneur à son sujet. La bande d’annonce, comme le générique, font penser à une série B, impression malheureusement confirmée par le premier épisode. Même si les décors et les costumes (d’ailleurs un peu trop « neufs ») semblent avoir fait l’objet d’une réelle recherche, le scénario, ultra prévisible, et les dialogues, complètement anachroniques, offrent un résultat assez atroce. Dès la septième minute du premier épisode, Juana Inès, alors encore jeune adolescente, arrive à la Cour du Vice-Roi sans véritable appui et, cherchant à se faire introduire auprès de la Vice-Reine, s’excite sur un officier de la Cour en lui criant « Pouvez-vous me regarder quand je vous parle ? ». La suite continue dans la même veine, enlevant toute crédibilité à la série. Le générique de fin du premier épisode m’est apparu comme un énorme soulagement. Je n’ai pas trouvé le courage de poursuivre plus loin. Un véritable gâchis…

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