« Les Ateliers de dame Alix » de Jocelyne Godard

Etant une grande amatrice de romans historiques avec des personnages féminins forts, « Les Ateliers de Dame Alix » avait à première vue tout pour me plaire. Le premier tome relate les destins croisés de deux femmes, mêlant la petite et la grande histoire dans la première décennie des années 1500 au moment de la première Renaissance française. D’un côté, Louise de Savoie, mère de François Ier, doit s’adapter suite au décès de son mari et nourrit les plus grandes ambitions pour son fils encore enfant. De l’autre, Alix, une jeune orpheline qui rêve de devenir lissière, doit affronter l’opposition d’un grand maître lissier à son mariage avec l’apprenti Jacquou, pour qui elle est prête à tous les sacrifices.

Malgré une bonne intrigue, j’ai été très déçue par ce livre, principalement en raison du style de l’auteure. Les dialogues, en particulier, m’ont semblé peu naturels et manquant de crédibilité. La façon dont les enfants s’adressent à leurs parents, ou encore les scènes de drague explicite menées par les personnages féminins, sont un peu trop « 21ème siècle » pour être crédibles. Le personnage d’Alix, qui devrait être si attachant, manque de profondeur et son amour inconditionnel pour Jacquou aurait pu être plus convaincant, notamment dans les premiers chapitres où j’ai trouvé que le point de vue d’Alix n’était pas suffisamment développé pour permettre une véritable identification du lecteur.
Les toutes premières pages sont bien rythmées, mais très vite le style apparaît assez lourd et répétitif, avec plusieurs redondances dans les adjectifs (par exemple, « obscures, difficiles à éclaircir ») et des formules assez inutiles pour un roman historique du genre « En ces temps reculés… ».
C’est vraiment dommage, car les évènements historiques relatés semblent bien documentés, et l’intrigue est plutôt bien ficelée.

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